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 Demeure de Mr Glastnostzima, à l'arrière du chaudron baveur

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Glastnostzima Stanislas

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Date d'inscription : 16/02/2007

Feuille de personnage
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Statut: Propriétaire du chaudron baveur
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MessageSujet: Demeure de Mr Glastnostzima, à l'arrière du chaudron baveur   Sam 12 Jan - 18:16

Un vent froid cognait contre les vitres embuées du petit salon. La neige enveloppait le chemin de traverse d’une impression de pureté, à l’intérieur un petit feu ronronnait dans son âtre, et un vieil homme buvait un thé aux bienfaisances naturelles. Seul le vent et le crépitement des flammes venaient troubler le silence. La ville était endormie et Stan aurait du faire de même, si son sommeil n’avait été troublé par des coups frénétiques sur les carreaux quelques minutes plus tôt.

La lettre apportée par un grand duc gris, gisait encore sur la table basse, sous le regard trouble, songeur, du vieux barman. Sa fille Alissa venait de lui donner des nouvelles de sa petite famille en France, et lui avait envoyé un petit cadeau pour les fêtes de fin d’année, faute de n’avoir put venir lui rendre visite. Stanislas ne se plaignait pas d’avoir si peu de nouvelles de ses deux enfants, il estimait que c’était une preuve qu’ils avaient une vie bien remplie, et donc sûrement heureuse. Il ne leur était plus indispensable, et c’était une bonne chose pour eux. Lorsqu’il eut finit sa tasse de thé, le vieil homme saisit à nouveau la lettre entre ses doigts et s’enfonça dans son fauteuil pour la relire une énième fois.

Elle semblait mener une vie heureuse, à quelques détails près. Son boulot au ministère de la magie lui plaisait, son mari était toujours aussi attentionné, ses deux fils grandissaient bien. L’aîné, Mathieu, avait une fiancée et travaillait à l’hôpital magique de Paris, le cadet, Clement préparait ses aspics et semblait bien s’en sortir. Celui-ci rêvait de venir à Londres, et Alissa lui demandait si elle pourrait l’accueillir l’été prochain.
Un regard circulaire dans la pièce, et un sourire sur les lèvres, Stan imaginait son petit-fils vivre avec lui au chaudron baveur. Cela lui ferait un peu de compagnie, c’était certain, et il aimait beaucoup Clément qui se montrait un très bon spectateur à ses pitreries.
Derrière la lettre, une photo de famille lui était dédicacée, chacun des membres lui adressait tour à tour des sourires. Ce qui fit sourire une nouvelle fois le vieux Russe avant d’émettre un long bâillement.



Alors qu’il se relevait lentement de son fauteuil et se dirigeait vers la cuisine pour nettoyer sa tasse et la ranger avant de retourner se coucher, de nouveaux coups résonnèrent contre les carreaux des fenêtres du salon. Surpris Stan se dirigea à nouveau vers le salon, une main sur sa baguette, dans la poche de sa robe de chambre, juste au cas où. Cette fois encore il s’agissait d’un hibou.
Il voyait celui-ci pour la première fois de sa vie, il lui ouvrit cependant la fenêtre et détacha le parchemin de la patte de ce dernier. À peine eut il la nouvelle lettre entre ses mains que l’animal partit en hâte sans demander son reste. Surpris par le comportement peu commun du hibou, le vieil homme posa ses yeux verts sur la nouvelle lettre en découvrant qu’il s’agissait une fois encore de l’écriture de sa fille. Intrigué il refermait la fenêtre d’une main tout en ouvrant le parchemin de l’autre. Il ne prit pas même le temps de retourner s’asseoir sur le fauteuil, et dévora la nouvelle lettre avec grand intérêt, les sourcils froncés et le cerveau fonctionnant à tout allure, enregistrant les nouvelles données avec une vivacité d’esprit peu commune. Lorsqu’il eut finit, la mine grave il tira d’un geste sec les rideau de la fenêtre devant laquelle il se tenait. Les soupçons d’Alissa pouvaient-ils être vrai… ?

Stanislas se mit alors à faire les cent pas, tournant en rond dans son petit salon, réfléchissant à tout ce qu’il venait de lire et ce qu’il savait lui-même être vrai. Un regard sur la nouvelle lettre lui fit remarquer, que l’écriture de sa fille, sur celle-ci était plus trouble, les lettres plus penchés, les point plus appuyés. Elle était bouleversée, troublée, peut-être même un peu énervée. La connaissant elle n’aurait pas prit la peine de lui faire part de ses questionnements si elle ne pensait pas qu’ils étaient fondées. Elle n’aurait pas non plus pris la peine d’écrire tout ça sur une seconde lettre, cachant ses soupçons aux yeux de sa propre famille. Stan fronça à nouveau les sourcils, était-elle vraiment sure d’elle… ? Certes il savait à quel point Alissa aimait son frère, et que la relation qu’ils entretenaient était si étroite qu’elle le connaissait mieux que personne, pourtant il savait aussi qu’elle avait tendance à bien trop s’inquiéter pour Nicolaï et à vouloir le protéger alors même que ce dernier refusait souvent son aide.
« T’es pas ma mère ! » Stan se souvint à quel point Nicolaï avait put lui répéter cette phrase un nombre incalculable de fois. Pourtant il lui demandait aussi souvent ses conseils…
Un détail revint à la mémoire du vieux Russe qui relit à nouveau la lettre, pour être sur. Nicolaï n’avait plus donné de nouvelle, ni à son père, ni à sa sœur, depuis le jour où cette dernière lui avait annoncé son mariage imminent avec Jean.
]i]« …Cela faisait quelques temps qu’il n’était plus tout à fait le même, mais je pense que tu sais aussi comment cette nouvelle l’avait contrarié… »[/i] relut t’il.
C’était vrai que son fils, devenait de plus en plus mystérieux depuis la fin de ses études, Stan pensait que les études lui étaient montés à la tête tellement il s’aventurait dans la lecture de manuscrits de plus en plus ancien et complexe.
Il avait fini par retourner en Russie, du moins c’est ce qu’il avait dit à son père,
« Je veux retourner sur la trace de nos ancêtres… » Se souvint le vieil homme, il ne l’en avait pas empêché, la Russie était un beau pays, et il pourrait peut-être retrouver ses grands parents là-bas. Mais depuis ce jour-là il n’eut plus jamais de nouvelles de son fils, pourtant stan lui avait envoyé deux hiboux, sans obtenir de réponses. Le vieil homme s’était simplement dit que son fils avait besoin d’un peu de temps pour se remettre de ses soucis.
Mais dans la lettre de sa fille, il venait d’apprendre quelque chose, elle l’avait revu depuis.
« Je ne devais pas t’en parler, mais environ un an après mon mariage avec Jean, il a transplanné dans notre jardin, une nuit. Il semblait changé, et un peu agité, il refusait de rentrer à l’intérieur. Cette nuit-là il m’avait posé des questions sur nos parents. Pourtant il savait que j’en savais pas plus que toi et moi, mais il m’a presque menacé, affirmant que je mentais. J’avais été très peiné par son attitude, je pensais qu’il avait dut sombrer dans une sorte de désespoir, je l’avais prié de rester chez moi quelques temps. Il a refusé en parlant de Jean, pourtant je voyais bien qu’il avait besoin de moi…Si seulement j’avais fait quelques chose pour lui ce soir là… »
Stan soupira, en détachant une nouvelle fois ses yeux de la lettre. Nicolaï était souvent obsédé par ses ancêtres, Stan lui avait parlé de sa famille, mais il ne savait vraiment pas qui pouvait être sa mère. Pourquoi retourner voir Alissa pour le lui demander après tout ce temps, alors qu’elle non plus n’en savait rien… ?
« La seule chose qu’il m’avait dit le concernant, ce soir-là, c’était qu’il avait une femme, enceinte et que tout allait bien pour lui. Mais vu son état, j’avais du mal à le croire, et me disait qu’il tentait simplement de me rassurer. Après cette venue, j’ai attendu longtemps de ses nouvelles mais je n’en ai plus jamais eu. »
Stan ne savait plus que penser, serait-il possible que son fils ait une famille et vive tranquillement en Russie… ? Dans ce cas était il si fâché contre lui et sa sœur pour ne plus donner signe de vie… ? Ou bien les soupçons d’Alissa seraient-ils fondées… ? Le vieil homme avait du mal à y croire.
« Lors d’une réunion au ministère de la Russie, la semaine dernière, j’ai jeté un œil sur les personnes recherchées pour de quelconques fraudes, et j’ai découvert un certain Nicolaï Petroïska qui lui ressemblait vraiment… Il n’avait pas le visage aussi doux que mon frère, la mâchoire et les épaules un peu plus carré, pourtant je t’assure qu’il avait exactement les mêmes yeux ! »
Évidemment Alissa n’avait rien signalé au ministère de la Russie, elle avait eut peur, et n’était peut-être pas tout à fait sure d’elle, le nom différait, cela devait la troubler. Et même si elle était sure qu’il s’agisse de son frère Stan doutait qu’elle puisse le dénoncer.

Son regard se porta alors sur une photo encadrée sur un mur du salon qui affichait Alissa et Nicolaï le jours où ils étaient tout deux revenus, leur diplôme en main, plus beau et plus complice que jamais. Stan se souvint de la fierté qu’il avait ressentit à leur égard.



Alissa lui demandait son avis sur la question, elle voulait qu’il l’éclaire, au fond elle voulait aussi être rassurée. Même si cela pouvait expliquer son silence, que la photo correspondait, et même si Nicolaï n’était pas un ange, Stan ne pouvait croire que son fils fut l’un de ses sorciers noire dont l’avis de recherche était placardé sur les murs. Peut-être qu’il s’agissait bel et bien d’un simple russe qui lui ressemblait un peu… Stan voulut se rassurer lui aussi, lorsqu’il écrivit une réponse à sa fille, attablé sur une commode.

Il la scella alors et l’accrocha à la patte du grand duc qui somnolait toujours sur le rebord de sa cheminé. Alors que ce dernier partit en direction de Paris, le vieux Russe, se dirigea vers sa chambre, soucieux. Il ne savait plus trop que penser. Une étrange sensation s’emparait de lui, savait-il seulement qui était son fils… ? En montant les escaliers, ses yeux verts croisèrent deux paires d’yeux de cette même couleur. Surpris, il s’empara du petit cadre photo comme s’il le découvrait pour la première fois. Elle représentait deux frères roux aux mêmes yeux verts. Le plus grand n’était autre que lui-même, alors qu’il avait vingt-six ans et revenait d’une longue tournée de théâtre à l’est de la Russie, l’autre garçon était son jeune frère, Nicolaï. Sur cette photo il avait dix huit ans et entreprenait une longue carrière au ministère. Les deux frère n’avaient jamais été proches, pas seulement à cause de leurs nombreuses années d’écart, leurs personnalités étaient contraires. Stanislas avait pourtant appelé son fils du même nom que son frère. Tout deux s’étaient perdue de vue depuis que Stan était partit en France avec ses enfants, et ils n’eurent plus d’autre contact que de courtes lettres pour leurs anniversaires et fêtes de fin d’années, où ils ne se disaient rien de personnel. Pourtant ce qui avait frappé Stan en voyant la photo de son frère, ce ne fut pas tout cela, il venait juste de réaliser à quel point son fils ressemblait à son frère.



Le vieil homme redescendit les marches en quatrième vitesse, la vieille photo entre ses mains, et l’approcha de celle de ses deux enfants. Leurs ressemblances était sidérante. Stanislas en eut le souffle coupé, comment ne l’avait-il pas remarqué plus tôt… ? Tout en les observant, il se souvint aussi comment Nicolaï, son fils, montraient aussi un certain nombre de traits de caractères similaires à ceux de son propre frère. L’ambition, le goût pour les recherches, la lecture, la curiosité. Stupéfait de ne l’avoir pas remarqué plus tôt, il se détourna des photos, les laissa là, et repartit, en direction de sa chambre, tout en sachant qu’il aurait bien du mal à se rendormir. Peut-être devrait il écrire à son frère… ? Mais que pouvait-il le lui dire… ? Ils se ressemblaient… Et alors ? Il lui répondrait sans doute que Stan aussi lui ressemblait physiquement, c’était peut-être tout simplement les gènes de la famille… Pour autant Stan trouvait que cela faisait beaucoup de mystère pour un même soir.
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