A l’orée des bois.Il restait quelques heures avant que l’école s’éveille. Vladimir déjà habillé, marchait d’un pas de loup dans les couloirs brassés par un léger courant d’air frais. Le jeune sorcier savait pertinemment qu’à part les Elfes de maison et les quelques professeurs assurant leurs rondes, il n’y avait personne : Poudlard dormait.
Il descendit les étages en empruntant un escalier étroit de service en colimaçon. Comme creusé dans le roc, cet escalier fut conçu pour un passage occasionnel. Pour ne pas se cogner, le jeune allemand voûta le dos. Dans cette position peu commode, il surveilla où ses pieds se posèrent. L’étroitesse et l’humidité présentes, l’obligèrent à se contrôler et ne pas presser le pas qui le conduira immanquablement dans une chute effrénée. Tout en cassant son allure, il ne put retenir un juron prononcé à demi-mot.
Une fois en bas, à peine sortit de cet endroit clos, il s’étira pendant quelques instants. Il grimaça tout en massant ses lombaires, ‘douleurs nécessaire’ se dit-il pour passer à travers la surveillance des professeurs.
A quelques pas du hall menant à vers l’extérieur, le jeune Serpentard se plaqua contre la paroi froide dur mur en pierre.
De noir vêtu, sans bouger, il resta immobile guettant le moindre signe de vie. Malgré la faible lumière, les yeux à peine plissés ; il semblait sonder l’obscurité avec facilité.
Au bout de quelques instants, il se glissa hors de sa cachette pour filer sans plus attendre à l’extérieur du château.
A peine dehors, il sentait sous ses pieds l’herbe grasse gorgée d’eau. Vladimir balaya d’un tour de tête son horizon. Comme précédemment, du même regard il observa son entourage. Il se figea, s’accroupit pour diminuer son ombre portée.
Il plissa les yeux en direction des serres de l’école. D’un coup, il se remit en route tout en suivant une route dont lui seul connaissait les étapes.
Arrivée aux serres, il longea le bâtiment pour bifurquer en direction du potager puis il s’approcha lentement de la noirceur de la forêt interdite.
A quelques pas il s’arrêta net à l’orée de la forêt : de la porte menant vers l’interdit....
[HRP, je laisse une grande latitude, même si j'ai deux, trois idées en tête ... ]